Edito
POURQUOI FAUDRAIT-IL S’EFFACER ?
Billy Cobham a 82 ans. Pour certains, c’est l’âge où les légendes devraient ranger leurs baguettes et laisser la scène aux nouvelles générations. L’idée peut sembler séduisante sur le papier. Dans la réalité, elle l’est beaucoup moins. Comment reprocher à un musicien qui a consacré sa vie à son instrument de continuer à rechercher ce frisson unique que procure la scène ? Comment demander à un pionnier, qui a contribué à redéfinir le langage de la batterie, de renoncer à cette passion qui l’anime depuis toujours ? Tant que l’envie est là, que le plaisir est intact et que le public répond présent, pourquoi faudrait-il s’effacer ? La musique n’est pas une course où l’arrivée des plus jeunes impose le départ des anciens. Elle est un espace de transmission, de rencontres et d’inspiration. Les générations ne s’opposent pas, elles se nourrissent les unes des autres. Et puis, soyons honnêtes : il y a de la place pour tout le monde. Pour les vétérans comme pour les nouveaux talents, pour toutes les esthétiques, toutes les sensibilités et tous les âges. La scène n’a jamais été plus riche que lorsqu’elle accueille toutes ces voix.
Bonne rentrée à toutes et tous !
Numéro 238
7,90€
Description
EN COUV’
16/ BILLY COBHAM
Le Boss


