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N°150

PHIL COLLINS :  HOSPITALISÉ EN URGENCE, IL RÉUSSIT SON RETOUR INESPÉRÉ À PARIS

Phil Collins est définitivement l’un des musiciens le plus malchanceux de sa génération. L’an dernier, l’artiste avait évoqué dans nos pages ses opérations du dos ayant engendré une paralysie de son pied droit (pour lequel il avait déjà subi une intervention chirurgicale suite à une fracture). La star qui est désormais dans l’incapacité totale de jouer de la batterie, était pourtant décidée à maintenir son retour sur scène prévu le 2 juin à Liverpool dans le cadre du Not Dead Yet Tour. Malheureusement, après cinq concerts seulement, Collins a dû interrompre sa tournée. L’ex-Genesis a été transporté à l’hôpital après s’être ouvert le front en chutant dans sa chambre d’hôtel de Londres. Sa blessure à la tête nécessitait une intervention chirurgicale et des points de suture. Plus de peur que de mal néanmoins… Les deux concerts prévus au Royal Albert Hall les 8 et 9 juin ont été reportés au 26 et 27 novembre et sa tournée a pu reprendre son cours. Les cinq shows parisiens programmés à l’AccorHotels Arena ont ravi les spectateurs français malgré l’apparence fragile de leur idole aidée d’une canne et assise sur un fauteuil tout le long de sa prestation : « Je sais que j’avais dit avant que j’en avais fini avec les tournées mais vous m’avez manqué. » a-t-il lancé à la foule avant d’entamer son spectacle avec « Against All Odds ».
La setlist comporte 21 titres au total dont « Another Day In Paradise », « In the Air Tonight », « One More Night », « Follow You Follow Me » et « Invisible Touch » empruntés à la discographie de Genesis. Si Phil n’est plus en mesure d’assurer derrière son instrument de prédilection, sa voix est (presque) intacte, et ses fans ont pu mesurer le talent de son plus jeune fils Nicholas, 16 ans, planqué derrière une réplique de la mythique batterie Gretsch de son père : « Je ne lui aurais pas demandé de jouer avec moi si je n’avais pas été certain qu’il était prêt pour le job. » nous avait-il confié l’été dernier (Batterie #138), avant d’ajouter : « Je ne l’ai pas engagé parce qu’il est mon fils, mais avant tout parce qu’il assure. Nic est une éponge qui absorbe tout ce qu’il entend de façon impressionnante. Il est un grand fan de Chad Smith, John Bonham et de son père. Je ne lui ai rien appris. Je me contente de lui donner des conseils… Je lui dis quoi écouter. Pour telle ou telle chanson, je l’oriente vers la version studio ou une version live spécifique. S’il passe à côté d’un détail, je l’invite à se repencher sur une partie précise. Cela se limite à des discussions. Je n’ai pas besoin de prendre les baguettes pour lui faire comprendre. Pour ça, il a un super prof de batterie qui lui donne des cours après l’école. »