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N°150

JOHN DOLMAYAN [ SYSTEM OF A DOWN ] : « Parfois on s’entend bien, parfois j’ai juste envie de leur arracher la tête ! »

System of a Down n’est pas un groupe ordinaire. De l’Arménie de leurs ancêtres, Serj Tankian (chant), Daron Malakian (chant, guitare), Shavo Odadjian (basse) et John Dolmayan (batterie) ont hérité du sens de la fête, de la démesure, de l’imprévu, et de la mélodie folklorique. Cette tradition précieuse couplée au metal US avec lequel ils ont grandi sur la côte californienne, a créé un cocktail unique où lyrisme, poésie et propos revendicatifs se côtoient dans un déferlement de violence brute savamment orchestrée. Après un premier album éponyme paru en 98, le groupe qui milite activement à travers le monde pour la reconnaissance du génocide arménien de 1915, a connu la gloire avec Toxicity (2001), considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands albums de l’histoire du rock moderne.

Malgré une actualité discographique toujours au point mort (le double album Mezmerize/Hypnotize remonte à 2005 !), System of a Down rassemble toujours des foules de plus en plus nombreuses, comme en témoigne sa récente tournée à guichets fermés des stades et festivals européens. Cet été, le quatuor a donné une série de quatre concerts sur nos terres : à Nancy, Arras (Main Square Festival), Nîmes (au cœur des arènes), et à Paris (Brétigny-sur-Orge) pour la seconde édition du Download Festival où John Dolmayan (l’épine dorsale du quatuor) nous a fait bénéficier d’un accueil VIP. Lassé d’être questionné en permanence au sujet d’un éventuel futur album (un sujet tabou au sein du groupe), System of a Down refuse quasi systématiquement toutes les demandes d’interview. C’était sans compter sur la détermination de votre mag qui ne s’était pas entretenu avec le batteur depuis bientôt dix ans :

« Faire un album avec mon groupe est un processus dramatique et stupide. Tu sais, les artistes peuvent être incroyablement inspirants et idiots. Et System of a Down est rempli d’artistes… Un groupe c’est beaucoup de travail, beaucoup de bons souvenirs, de belles rencontres, de riches expériences mais aussi de mauvaises expériences. Parfois on s’entend bien, et parfois j’ai envie de les tuer et de leur arracher la tête comme une noix de coco. Mais je suis sûr qu’ils pensent la même chose de moi… Heureusement, quand on monte sur scène, tout ça disparaît, et le groupe assure ! » a-t-il confié sans détour.

Après une discussion sans langue de bois dans un bungalow de luxe en guise de loge, John (que l’on n’avait jamais vu aussi enthousiaste) nous a invités à le suivre sur la Main Stage du festival. Objectif : une séance photo devant plus de 30 000 fans quelques minutes avant le coup d’envoi du show (notre photographe ne s’en est toujours pas remis). Une nouvelle exclu mondiale réservée à votre mag !

Retrouvez notre interview et reportage complet dans le numéro 148 !